Histoire de Sarrancolin depuis 2014

Pour couper court aux fausses informations

Le scrutin municipal de 2014 a vu l’élection de Francis Bossuat (élu en liste unique) comme Maire de Sarrancolin. M. Bossuat avait comme ambition un projet de stade de foot d’un coût annoncé à l’époque de 250 000 €. Il est à noter que la commune, dirigée précédemment par M. Marquié, avait l’obligation de réaliser (comme toutes les Communes de France) un assainissement public ainsi que des conditions strictes du service public de l’eau en application des lois sur l’eau de 1992 et suivantes. Ces obligations nécessitaient pour les communes des emprunts. Ceux-ci étaient dans la périodes à des taux très importants et certain très toxiques, mais le choix n’existait pas. 

Nous les payons encore aujourd’hui, mais il est injuste d’accuser le Maire précédent et ses Conseils d’être les responsables, dans les écrits de M. Bossuat, de « la semi-faillite » de la Commune. Les Etats de tous bords édictent souvent des lois sans se préoccuper des petites communes et des difficultés que cela produit… quand l’Etat lui, affiche en permanence des milliards de déficit…

Les finances de la commune étaient donc fortement déficitaires à l’arrivée de M. Bossuat et ne permettaient pas la réalisation du projet de stade qu’il prévoyait.Face à ces difficultés liées à ce fort endettement, M. Bossuat a démissionné au bout de quelques mois.

L’équipe restante, sous la direction très efficace d’ Albert Bazerque (qu’il faut remercier de son courage), a décidé d’effectuer un travail de stabilisation difficile, malgré le contrôle budgétaire de l’Etat et cette situation financière fragile. Il est juste de constater que, face à ces difficultés qui amenaient la commune à plonger encore plus bas, ce travail de stabilisation sous le contrôle de la Chambre Régionale des compte, a permis à Albert Bazerque et son équipe d’enrayer la chute inévitable et de ne pas être mis sous tutelle de l’Etat.

En 2020, des Sarrancolinois de souche et des Sarrancolinois de choix, certains issus du Conseil  de M. Bazerque, se sont réunis pour ne pas laisser le village sans équipe municipale, puisqu’Albert Bazerque ne se représentait pas. 

M. Bossuat s’est présenté seul et n’a pas été élu.

Après avoir dressé l’état des lieux des finances et des services municipaux, sous la Direction de Lucie Guillonneau (dont c’est le métier), nous avons mis au point une stratégie financière, bâtie autour d’un projet global de rénovation de Sarrancolin (toujours sous le joug du Covid). Notre première décision a donc été d’abandonner les projets prétentieux et sans base financière annoncés lors de la campagne de 2014. Il fallait se concentrer sur les urgences, alors que…nous étions en plein COVID. 

Après avoir dressé l’état des lieux des finances et des services municipaux, notre première décision a donc été d’abandonner ce projet prétentieux et nous nous sommes attaqués à remettre en état nos bâtiments et en premier lieu, ceux qui accueillent nos enfants :

Pour compléter ces investissements, nous avons construit un city-stade dans la cour de l’école et aménagé une salle de gymnastique à côté de la cantine pour favoriser une pratique sportive sécurisée, de proximité, sans avoir à se déplacer au stade avec les enfants en longeant la D929 et en frôlant les camions et autres véhicules. Mais nous n’en avons pas pour autant abandonné le stade : toiture des tribunes, sanitaires, vestiaires, filets, système d’arrosage… près de 40 000 € y ont été investis, pour l’entretien, pas pour une extension inutile, sous le contrôle d’André Villeréal de Lassaigne.

Sarrancolin porte l’effort du logement, alors que c’est une compétence intercommunale. Oui, nous avons cessé de siéger à la Communauté de Communes Aure Louron à partir de 2024. La CCAL n’exerçant pas la compétence économique et refusant l’aménagement des zones artisanales qui sont aussi de sa compétence. Ainsi, Sarrancolin qui verse par obligation une partie des taxes et impôts des entreprises et par exemple la totalité des taxes de séjours ou de l’entretien des sentiers, n’a jamais reçu le moindre euro de la CCAL.Malheureusement, son Président actuel est sourd aux attentes de notre commune et des habitants de nos vallées. Il était dès lors inutile de perdre du temps pour le simple fait d’alimenter Arreau. Vous n’attendiez pas de nous que nous assistions à des réunions où le sort de Sarrancolin n’est jamais évoqué. Nous avons tenté de peser, nous avons été méprisés, nous nous sommes donc concentrés sur notre tâche au profit des seuls Sarrancolinois, au profit de ceux qui nous ont élus.

Cette gestion du quotidien, des services au public, nous l’avons prise en main immédiatement en nous recentrant sur les services essentiels :  les bâtiments, le réseau d’eau si défectueux, les routes du Tous, de Panes et de la Soule, les rues Royale et Noire. Tous ces projets, menés de main de maitre par Sandra Jareno, représentent 3 ans de travail, de dossiers et de recherche de financement. Nous accuser aujourd’hui d’attendre les élections pour réaliser ces travaux, c’est méconnaître vraiment le quotidien d’un Conseil Municipal.

Non, le ramassage des encombrants n’est pas un service essentiel pour tous, mais tourné vers les plus défavorisés comme les personnes âgées ou seules, sans moyen d’aller en déchetterie, auxquels cas nos agents répondent sur simple appel à la Mairie.

Nous avions également écrit en 2020 que nous voulions voir advenir un nouveau Sarrancolin. Celui que nous connaissons : 

Le Sarrancolin médiéval aux bâtis si exceptionnels,

Le Sarrancolin des eaux, celles de la Neste, du Canal et du Vivier,

Notre projet c’était, et c’est toujours, faire découvrir Sarrancolin à nos voisins des vallées d’Aure et du Louron et aux touristes qui traversent notre commune et n’avaient, jusqu’alors, aucun moyen de s’arrêter. C’est ce que nous avons humblement, mais résolument entrepris. Nous l’ambitionnions lors de nos échanges début 2020, nous avons commencé à y réfléchir après notre élection, entravés par la crise COVID, commencé à y travailler en 2021 avec l’aide de cabinets experts, lors de la déambulation dans Sarrancolin avec les habitants et les Associations, lors de la réunion publique au Paradiso en juin 2022… Ce projet s’est nourri de ces échanges, du travail du quotidien, des opportunités… des finances.

Mais toutes les belles histoires sont émaillées de rencontres improbables, de coups de pouce du destin …

Le Jardin Médiéval, aujourd’hui

Depuis nous avons réalisé l’espace réservé aux loisirs (pétanque, table et jeu d’échec, table de pique-nique) qui seront posés cette semaine, conformément au projet de départ, et ce jardin médiéval est désormais le point de départ de la réhabilitation complète que nous souhaitons de cet espace allant du Vivier et du Rocher d’escalade à la liaison avec la départementale jusqu’au nouveau parking route des Nestes. Ce nouvel espace, nous l’avons créé en supprimant une friche dangereuse (des éléments des hangars tombaient sur la départementale), offrant ainsi une nouvelle vue sur la Neste et du stationnement pour les riverains comme pour nos visiteurs. 

Pour Sarrancolin. Pour poursuivre la rénovation de notre village et son ouverture sur les vallées avec la finalisation du réaménagement de la place du Vivier, le dévoiement de la RD 929, la création d’un espace naturel et de loisirs autour de la gare, patrimoine exceptionnel à mettre en valeur. Pour notre école commune Beyrède-Ilhet-Sarrancolin. Le 15 mars, choisissez la certitude des compétences et la continuité.

Une équipe, un projet, Sarrancolin. Pour vous. Pour nos enfants. Pour un avenir commun.

Un projet qui sera mis en œuvre :

  1. Par une équipe municipale à la fois expérimentée (9 des 15 élus de 2020 figurent sur cette liste) et renouvelée ;
  2. Grâce aux compétences des agents municipaux. En 6 ans, nous avons structuré une équipe de travail : un secrétariat de mairie recentré sur ses missions essentielles, une équipe d’ATSEM et d’agents d’animation dédiée au bien-être de nos enfants, renforcée par le recrutement d’une professionnelle de l’enfance début 2025 et une équipe technique étoffée d’un 4e agent spécialiste du bâtiment en 2021.

Nous voulons ici renouveler nos remerciements à Albert BAZERQUE et son équipe qui, en 2016, a décidé de mettre fin à une mutualisation avec la communauté de communes qui était au détriment de Sarrancolin. Aujourd’hui nos 4 agents techniques sont entièrement dédiés à Sarrancolin et c’est essentiel.

Un projet qui est financé :

Face au désengagement de l’Etat, ruiné par une gestion calamiteuse depuis de nombreuses années, nous nous appuierons sur des partenaires qui nous connaissent et nous ont déjà fortement accompagné : le Département des Hautes-Pyrénées et la Région Occitanie

Le mot de Yann Helary

« C’était jusqu’à lors une campagne digne, projet contre projet, mais… j’ai lu dans les écrits et les dire de nos opposants, une forte critique de nos finances et m’a-t-on dit lors de la réunion publique tenue vendredi 27/02… critiques venant d’une personne, ancienne Maire, élue en 2014 près de Toulouse, Conseillère Communautaire dont la Communauté de Commune a voté la destitution d’une vice-présidence en 2017, une ancienne Maire qui, se représentant aux élections de 2020 dans sa commune, a été battue très largement par son challenger par 61,9% contre 38,9%. On voit bien là que la connaissance des finances locales ne se décrète pas et qu’avant de critiquer un budget, il est bon d’afficher un bilan positif et de savoir de quoi on parle. Ainsi, la critique faite par cette dame et par la tête de liste adverse d’un emprunt de 130 000€ voté à par le Conseil Municipal, emprunt en constant à un taux très bas n’est pas un pari « ridicule »… les taux ont déjà largement montés…et cet argent est fait pour investir, financer nos travaux et obtenir les subventions. 3 mois plus tard les taux ont déjà monté et je prends le pari qu’ils vont monter encore fortement…au regard de la situation internationale. Par contre, des prêts obtenus à taux bas, c’est la preuve, au bout de 6 ans de mandat, que les ratios financiers ont été nettement améliorés (car les banquiers savent lire les budgets et calculer les ratios). Car emprunter n’est pas mauvais, quand cela sert à financer des investissements au profit de tous, pour engager Sarrancolin sur la voie de son avenir.  Avec le respect que l’on doit à l’adversaire, on voit bien là que quelques mois de mandat municipal, avant de démissionner, ne suffisent pas à créer un gestionnaire de collectivité. »